Une clause importante du traité interdit désormais aux membres des deux ligues de changer d'alliance, ce qui divise officiellement le monde grec en deux camps, et une autre exige de soumettre de futures doléances à un arbitrage[28]. Mais une nouvelle dénonciation sur la participation d'Alcibiade à la parodie des Mystères provoque l'envoi d'une trière pour le ramener à Athènes et le juger. Sous la menace de mettre à mort les hoplites, Athènes obtient le renoncement des Péloponnésiens à envahir l'Attique, comme ils l'avaient fait chaque printemps depuis le début de la guerre. Ainsi une cité comme Corinthe, la plus peuplée de la péninsule après Athènes, menace de quitter la ligue si les Lacédémoniens ne s'opposent pas activement à leur rivale[20]. Alors que les Corinthiens et les Thébains veulent voir Athènes détruite et ses habitants réduits à l'esclavage, le traité de paix est relativement clément[212]. À l'aube de la guerre du Péloponnèse, ce qui était à l'origine une alliance de cités indépendantes dirigée par Athènes pour mettre fin à la menace perse est devenu un empire athénien où, sur plus de 150 membres de la ligue, seules les îles de Lesbos et Chios conservent encore leurs propres flottes et une certaine autonomie[24]. The Isle of Stone (2005) de Nicholas Nicastro est un roman centré sur les combattants spartiates de Sphactérie[246]. Cours de 3 pages en histoire antique : La guerre du Péloponnèse (431-404). Ce conflit met fin à la pentécontaétie et s'étend de 431 à 404 en trois périodes généralement admises : la période archidamique de 431 à 421, la guerre indirecte de 421 à 413, et la guerre de Décélie et d'Ionie, de 413 à 404. Les mines et ateliers du Laurion qui fournissaient un revenu important à Athènes sont capturés par l'ennemi et une grande partie de la flotte est détruite. La Constitution des Athéniens, de l'école d'Aristote, donne un compte-rendu de la dernière partie de la guerre, et en particulier de la révolution oligarchique de 411[14]. Après la campagne d'Alcibiade, Abydos demeure la seule cité de la région encore aux mains des Spartiates mais, sur le plan diplomatique, les Athéniens échouent à détacher les Perses de leur alliance avec Sparte[195]. De son côté Sparte fait appel aux Perses financièrement; en contrepartie, ils s'engagent à leur abandonner toutes les cités grecques faisant partie de la ligue de Délos en Asie mineure. 2) Les magistrats a. Les stratèges, ou la conduite de la guerre En 414, Alcibiade est reconnu coupable de la mutilation des Hermès et s'enfuit à Sparte. La Guerre du Péloponnèse, ou Histoire de la guerre du Péloponnèse (en grec ancien : Ἱστορία τοῦ Πελοποννησιακοῦ Πολέμου) est un ouvrage de l'historien athénien Thucydide écrit à la fin du Ve siècle av. Guerre du Péloponnèse . Dans la littérature, The Jealous Gods (1928) de Gertrude Atherton est une biographie romancée d'Alcibiade[239]. Séduisant, intelligent, il parvient à gagner une influence incontestable sur le démos. 110 visiteurs connectés | A propos | Contacter l'administrateur | Règlement | Liens | 4.1 ms Lorsque des révoltes éclatent aussi sur l'île d'Eubée, vitale pour Athènes, la cité envoie une flotte pour garder le contrôle de l'île mais celle-ci est vaincue en septembre 411 par les Lacédémoniens au large d'Érétrie. Athènes commence d'abord à envoyer des colons et des garnisons, dès 476, vers une partie des cités de la ligue, afin d'y renforcer son emprise. Le procès de Socrate en 399, accusé de perturber la jeunesse, finit de clore une période troublée. En juin 426, le stratège athénien Démosthène mène une campagne en Étolie de sa propre initiative dans l'optique générale d'un plan ambitieux qui doit aboutir par une offensive sur la Béotie pour prendre les Thébains à revers[92]. Après avoir appris que Ségeste n'a pas les moyens de payer les frais de l'expédition, la flotte s'empare de Catane pour en faire sa base d'opérations[147]. Athènes met le siège devant la cité, entraînant l'arrivée d'un corps expéditionnaire corinthien. Plus récemment, le récit de la guerre en quatre volumes par Donald Kagan est considéré comme faisant autorité[17]. La guerre du Péloponnèse désigne le conflit qui dura de 431 à 404 (avec quelques périodes d'interruption), opposant Athènes, qui avait transformé la ligue de Délos (destinée à l'origine à résister aux Perses) en un empire soumis à son pouvoir, et Sparte, puissance oligarchique et conservatrice, dont l'armée terrestre était la force militaire la plus puissante de l'époque, et qui dirigeait la Ligue du Péloponnèse ainsi que la Béotie. Critias est tué et les Trente s'enfuient à Eleusis. J.-C.) opposa Athènes à son empire, connu sous le nom de Ligue de Délos, et la Ligue du Péloponnèse, dirigée par Sparte. Tout le monde connaît la guerre du Péloponnèse de nom, mais peu savent quels en furent vraiment les enjeux et les acteurs. Thucydide y place un fameux dialogue où s'affirme la volonté impériale des Athéniens au mépris du droit des gens, impérialisme fondé sur la loi du plus fort[137]. Élu stratège, Alcibiade rentre triomphalement à Athènes en mai 407 et se voit accorder les pleins pouvoirs militaires[196]. Brasidas, laissé seul en position dangereuse, réussit à sortir son armée du piège mais cet épisode met fin à l'alliance entre lui et Perdiccas[116]. Même après le désastre sicilien, Athènes repousse par deux fois des propositions de paix acceptables en croyant pouvoir encore l'emporter. En 426, Agis II succède à son père Archidamos alors que Pleistoanax rentre de l'exil auquel il avait été condamné en 445, Sparte ayant donc à nouveau deux rois[91]. Démosthène décide de rembarquer, décision à laquelle s'oppose Nicias, sous prétexte d'une éclipse de lune tenue pour un mauvais présage. Les défections se multiplient au sein de la ligue de Délos. Toutefois, Amphipolis refuse de regagner l'alliance athénienne après le départ des troupes spartiates, en conséquence de quoi Athènes s'oppose à la restitution de Pylos[123]. Le coup de Platées est la première confrontation armée de la guerre : en mars 431, des oligarques platéens en appellent à Thèbes, alliée avec Sparte, pour renverser leur démocratie[59]. À l'inverse d'Hérodote, il limite les digressions autant que possible[8]. C'est alors qu'Alcibiade, entré peu de temps auparavant dans l'arène politique et poussé par son ambition immodérée, réussit par ses talents de diplomate, et contre l'avis de Nicias, à persuader Argos, Élis et Mantinée de signer avec Athènes une alliance défensive pour cent ans. Provoquée par trois crises successives en peu de temps, la guerre est cependant principalement causée par la crainte de l'impérialisme athénien chez les alliés de Sparte. Son style est cependant parfois difficile pour le lecteur moderne, notamment dans les discours qu'il place à divers moments pour analyser les actions[11]. Les Corcyréens appellent à l'aide Athènes qui, après un débat devant l'ecclesia, envoie un corps expéditionnaire qui ne peut cependant empêcher Corcyre de subir une lourde défaite en septembre 433. Des révoltes éclatent aussi à Toronè et à Mendè, cette dernière étant rapidement reconquise par Athènes à la faveur du départ de Brasidas, parti rejoindre Perdiccas pour une nouvelle campagne contre les Lyncestes. L'excès de confiance d'Athènes la pousse ensuite à s'engager sur un nouveau front sans avoir assuré ses arrières et, de plus, pour combattre la cité démocratique de Syracuse, ce qui affaiblit son message idéologique de lutte contre les oligarchies[236]. Financièrement, la première année de guerre se révèle très coûteuse pour Athènes, en raison de l'entretien de sa flotte ainsi que de l'armée assiégeant Potidée et d'une balance commerciale affectée par l'invasion de l'Attique[65]. Le récit de Thucydide est considéré comme une pierre fondatrice et un chef-d'œuvre de l'historiographie par ses réflexions sur « la nature de la guerre, les relations internationales et la psychologie des foules »[6]. La bataille de Cyzique en mars 410, au cours de laquelle Mindarus trouve la mort, est une victoire totale des Athéniens qui permet la capture de soixante navires et pousse les Spartiates à demander la paix sur la base du statu quo en échangeant Décélie contre Pylos, proposition qui est rejetée[190]. L'île de Corcyre acquiert l'alliance d'Athènes lorsqu'elle se révolte, en 435, contre sa métropole : Corinthe. Cela consacre une victoire implicite pour Athènes puisque son empire, à l'origine du conflit, n'en ressort pas amoindri. L'offensive en Sicile s'avère être un échec et vide un peu plus le trésor d'Athènes. Les forces terrestres (40 000 Athéniens et alliés) sont capturées et massacrées ou vendues comme esclaves. S'étant assuré du soutien de Cyrus, fils du roi de Perse Darius II et nouveau dirigeant de l'Asie Mineure en lieu et place de Tissapherne, Lysandre débauche grâce à son aide financière de nombreux mercenaires athéniens en leur offrant un salaire supérieur[198],[199]. Cette affaire noircit considérablement l'image d'Athènes[136]. En - 459, Athènes échoue dans son attaque des Corinthiens à Haleis, et remporte le combat naval à Kehryphaleia dans le golfe Saronique. Périclès et la politique de grands travaux. Ils réussissent néanmoins à apporter leur aide à une révolution oligarchique à Rhodes, l'île passant ainsi dans leur camp en janvier 411[177]. L'expédition athénienne, dont l'échec peut autant être imputé à la trahison d'Alcibiade qu'à l'incompétence de Nicias, se termine ainsi en désastre avec la perte de 50 000 hommes et de plus de 200 trières[160]. En 454, le trésor entreposé à Délos est transféré sur l'Acropole d'Athènes, les Athéniens n'hésiteront pas à y puiser comme bon leur semble. La trêve est ensuite respectée jusqu'à son terme. En outre, Athènes dispose d'une armée terrestre d'environ 30 000 hommes. Un second navire rattrape le premier in extremis et sauve la population de Mytilène. The Walled Orchard (1990) de Tom Holt narre la vie d'un rival d'Aristophane avec la guerre du Péloponnèse en toile de fond[244]. Dans le cadre de : l’Histoire de la guerre du Péloponnèse, Thucydide a pour intention de « chercher à en exprimer le sens [de la guerre du Péloponnèse] dans une œuvre.3 » En effet, il rend un généreux hommage à la cité d’Athènes, mais l’issue de cette guerre l’oblige à … Les Spartiates ont le choix entre quatre offensives possibles dans des régions diverses, dont deux proposées par Pharnabaze et Tissapherne, mais les factions qui se partagent le pouvoir n'arrivent pas à s'entendre[167]. Cette dernière, risquant alors d'être évincée de la mer Ionienne, pousse son ancienne colonie thrace de Potidéeà quitter la Confédération maritime d'Athènes, créée après les guerres médiques. Les Athéniens sont repoussés par Gylippe, et Lamachos trouve la mort au cours d'un accrochage. Thucydide introduit plus de rigueur dans la relation des faits, affine la chronologie et recherche la vérité par « l'examen des témoignages et le recueil des indices »[7]. Nicias et Démosthène essaient alors de fuir par la voie terrestre avec 40 000 hommes mais ceux-ci sont rattrapés et massacrés sur les rives de l'Assinaros[160]. Les Lacédémoniens sont incapables d'imposer à Athènes un long siège, n'ayant aucun savoir-faire en poliorcétique et ne possédant pas de ressources financières et matérielles suffisantes pour s'implanter durablement hors de leurs bases[52]. La première décennie de guerre est marquée par les invasions annuelles de l'Attique par les Spartiates, la peste d'Athènes qui emporte une part importante de la population de cette cité, et une série de succès, puis de revers, athéniens. The Shining (1961) de Stephen Marlowe retrace la vie d'un jeune Athénien qui participe notamment à l'expédition de Sicile[241]. Les autres cités ont également fortement souffert. La mort de Périclès, en 429, laisse le corps civique athénien orphelin. L'affaire de Mégare : à peu près à la même période que l'affaire de Potidée, Mégare, cité aux portes de l'Attique mais membre de la ligue du Péloponnèse, se voit interdire l'accès aux marchés de l'Attique et aux ports de la ligue de Délos. Le conflit se termine par la victoire de Sparte et l'effondrement de l'empire athénien. L'engouement va être de courte durée. Les lois sont aussi modifiées afin de compenser les pertes subies, un seul parent athénien suffisant désormais pour se voir accorder la citoyenneté[77]. Sauf précision contraire, les dates de cette page sont sous-entendues «. L’historien grec « Thucydide » dans son livre (Histoire des guerres du Péloponnèse) considère que l’âme humaine en temps de guerre est une âme méchante qui n’hésite pas aux actions laides, n’observe aucune valeur de justice et d’humanité, ni ne retient ses émotions. Brasidas, à la tête d'une petite expédition de 1 700 hommes dont 700 hilotes affranchis, traverse toute la Grèce en août 424 pour envahir la Thrace à la demande du roi Perdiccas II de Macédoine, qui cherche un allié dans le conflit qui l'oppose aux Lyncestes. Il lui trouve face à lui Brasidas et, suite à un affrontement, les deux généraux trouvent la mort. Après une période initiale favorable à Athènes, la victoire des Thébains sur les Athéniens à Coronée (447) met ces derniers en difficulté[26]. Lors de l'attaque nocturne qui s'ensuit, en août 413, les Athéniens surprennent initialement leurs adversaires mais la désorganisation de leurs troupes et leur méconnaissance du terrain entraîne le chaos, puis la déroute, les Athéniens perdant finalement 2 000 hommes et l'espoir de prendre Syracuse[159]. Mais une fois les Thébains partis, les prisonniers sont exécutés. Le peintre Philipp von Foltz représente au milieu du XIXe siècle l'oraison funèbre de Périclès aux soldats athéniens tués au début de la guerre. En effet, par son inaction et sa négligence, Nicias n'arrive pas à terminer la construction du mur avant l'arrivée des secours pour Syracuse[153] car Alcibiade persuade l'assemblée spartiate qu'il faut envoyer une expédition pour aider la cité et reprendre la guerre en Attique en fortifiant Décélie[154]. Des raids lancés en 414 par Athènes sur les côtes de Laconie, en violation flagrante de la paix de Nicias, persuadent Sparte de reprendre la guerre ouverte[163]. A Athènes, la population est lasse de la guerre et la mort de Cléon permet la victoire des partisans de la paix. Cours de 4 pages en histoire antique : La guerre du Péloponnèse jusqu'à la paix de Nicias (432-421). De fait, Corinthe (alliée de Sparte) et Athènes se retrouvent en état de guerre. En octobre et novembre 411, les stratèges athéniens Thrasybule et Thrasylle remportent sur Mindarus des victoires navales à Cynosséma, victoire étriquée mais qui redonne confiance aux Athéniens[188], et à Abydos. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Provoquée par trois crises successives en peu de temps, la guerre est cependant principalement causée par la crainte de l'impérialisme athénien chez les alliés de Sparte. Les alliances de la guerre du Péloponnèse. L'année 425 est néanmoins marquée par un succès athénien: le stratège Démosthène parvient à enfermer 420 hoplites spartiates dans l'île de Sphactérie. Parmi les vieilles rancunes que la paix ne résout pas se trouvent celles de Corinthe, qui, s'estimant mal défendue par Sparte, désire voir une nouvelle confédération se former. L'expansion du modèle démocratique athénien connaît un coup d'arrêt définitif dans le monde grec, la tendance politique revenant aux oligarchies[229]. Pendant l'été 419, Argos s'attaque à Épidaure, alliée de Sparte, à l'instigation d'Alcibiade, qui veut ainsi prouver la faiblesse des Spartiates et détacher Corinthe de la ligue du Péloponnèse. Après le rejet de cette offre par les Athéniens, qui restent campés sur leur proposition d'arbitrage, les Spartiates leur lancent un ultimatum qui est rejeté après l'intervention de Périclès, lequel se déclare favorable à la guerre[49]. Syracuse, deuxième cité la plus peuplée du monde grec[141], est une démocratie, alliée de Sélinonte dans cette affaire, imposant son hégémonie sur cette île fertile en céréales, que pourraient s'approprier Athènes si elle envoyait une flotte en Sicile. Les 300 prisonniers spartiates sont finalement libérés, au prix d'une alliance défensive entre Sparte et Athènes permettant l'intervention des troupes athéniennes en cas de révolte des hilotes en Messénie[121]. Les Spartiates refusent de réduire en servitude Athènes en rappelant le rôle qu'elle a joué pendant les guerres médiques, mais surtout pour que la cité serve de contrepoids à Thèbes, dont ils se méfient[213]. La cité, au statut réputé inviolable depuis la bataille de Platées en 479, est assiégée de mai 429 à août 427 par les troupes de la ligue du Péloponnèse et doit capituler après une longue et ingénieuse résistance. … On passe d'une guerre à objectifs limités à une guerre totale où toutes les ressources sont consacrées à la destruction de l'adversaire, alors que les massacres de civils et de prisonniers, auparavant très rares, se généralisent[230]. (4/4) : "N’oublie pas mon petit soulier" : une histoire du cadeau de Noël. Alors que Sparte a toujours prétendu combattre pour la liberté des Grecs, il s'avère très vite qu'il n'en était rien puisqu'elle garde le contrôle de plusieurs cités en Asie Mineure, imposant un tribut et installant des oligarchies protégées par des garnisons spartiates, et que d'autres cités sont restituées aux Perses[219]. Les Athéniens y envoient une flotte pour s'opposer à Syracuse, alliée de Sparte, et créer une diversion. Avec la perte de l'Eubée, la panique gagne Athènes, désormais au bord de la guerre civile[184]. Après le rappel de Lysandre à Sparte par le roi Pausanias, Thrasybule parvient à reprendre la cité aux Trente en 403 et y rétablit la démocratie[216],[217]. Les troupes lacédémoniennes dévastent à nouveau l'Attique au printemps 430, cette fois-ci durant quarante jours et sur une plus large zone[66], puis aux printemps 428, 427, celle-ci causant de grands ravages, et 425, cette dernière invasion ne durant que quinze jours en raison de l'attaque athénienne sur Pylos[67]. Cette mesure, prise par l'assemblée sous le coup de la colère et regrettée par la suite, prive Athènes de ses commandants les plus expérimentés[206]. Le déroulement du conflit est principalement connu à travers les récits qu'en ont fait Thucydide et Xénophon. C'est ce dernier qui réussit à persuader les deux autres[146]. L'histoire est avec lui plus explicative que narrative avec une recherche systématique des causes ou des raisons de tout action ou événement[9]. Elle profite donc du terme à venir de la période de paix signée par Sparte et Argos en 451 et des négociations se rouvrant entre les deux cités pour inciter les démocrates d'Argolide à créer une nouvelle confédération qui regroupe Argos, Corinthe, Mantinée et Élis, ainsi que quelques cités de Chalcidique, désireuses de quitter le giron athénien[124]. Il compte jouer sur la supériorité maritime et opte dans un premier temps pour une stratégie défensive. On assiste par ailleurs à un changement des mentalités au sujet de la nature de la guerre : vue jusqu'alors comme quelque chose de tragique mais également de noble et de patriotique, elle est de plus en plus condamnée comme une expérience humaine épouvantable et intrinsèquement mauvaise[235]. « Ce fut bien la plus grande crise qui émut la Grèce et une fraction du monde barbare; elle gagna pour ainsi dire la majeure partie de l'humanité » écrit Thucydide à son propos. L'historien athénien Thucydide dénombre plusieurs causes profondes ou athestate profundis [1] menant à la guerre du Péloponnèse. Deux partis dominent dès lors la vie politique : celui mené par Nicias, démocrate modéré, partisan d'une guerre sans excès et ce au nom des grands propriétaires terriens, las de voir leurs terres ravagées ; et celui mené par Cléon, démagogue, lui-même commerçant et parlant au nom de l'Athènes urbaine ; il en appelle à une implication totale dans le conflit[84],[85]. Lors de cette dernière, c'est l'intervention d'Alcibiade avec dix-huit navires en plein milieu de la bataille qui permet la victoire athénienne et la capture de trente navires adverses[189]. Peu après, une alliance secrète, car très favorable aux Perses, est conclue entre l'expédition spartiate et Tissapherne[169]. Le régime des 30 tyrans se met en place. Une force d'environ 300 hommes est envoyée, les portes de la cité lui sont ouvertes de nuit par les comploteurs mais le peuple parvient à se saisir des Thébains. Animated Video created using Animaker - https://www.animaker.com Production d'une baladodiffusion dans le cadre du cours didactique de l'histoire 1 à l'UQÀM. À l'issue de ces deux discours, l'assemblée se prononce pour la guerre à une forte majorité[46]. La guerre du Péloponnèse : remède contre la morosité. Cadre politique : Lisandro, fils de Aristocrito (en grec ancien: Λύσανδρος, Lysandros; Sparte, 440 BC à propos - Aliarto, 395 BC), Il a été un militaire spartiate qui a servi sa ville dans 'dernière étape de guerre du Péloponnèse et au début guerre de Corinthe, au cours de laquelle il est mort. L'invasion est cependant mal coordonnée et, en novembre, les Béotiens triomphent à la bataille de Délion d'une partie des forces athéniennes, qui perdent leur chef, le stratège Hippocrate, 1 000 hoplites et sans doute autant de combattants légers[110]. Critias est l'homme le plus puissant parmi ces oligarques. L’évolution la plus notable de cette période est que se développe la guerre navale, avec comme symbole le navire de ligne, la trière. C'est une catastrophe terrible sur le plan humain et moral, les Athéniens perdant leur chef charismatique et n'ayant pas vu sans déplaisir les Péloponnésiens ravager l'Attique. Sur l'insistance de Corinthe, les autres cités de la ligue de Péloponnèse votent à leur tour en faveur de la guerre en août 432[47]. Elle comprend les clauses suivantes : une paix conclue pour cinquante ans ; la restitution de toutes les places prises et des prisonniers ; les cités de Thrace sont évacuées par les Péloponnésiens ; et les querelles à venir seront réglées par arbitrage et négociations[120]. Par ailleurs, Sparte rechigne à envoyer trop longtemps son armée hors du Péloponnèse par crainte d'une révolte des hilotes ou d'une attaque d'Argos, son ennemi traditionnel[55]. En juillet, ils essaient de s'emparer de Mégare avec la complicité de son nouveau régime démocratique, mais la cité est secourue juste à temps par le général spartiate Brasidas et l'oligarchie est restaurée[109]. L'élite spartiate étant numériquement très faible, cette menace sur la vie d'autant de ses membres est prise très au sérieux et une trêve est conclue aussitôt, Sparte livrant à Athènes sa flotte de 60 trières en otage. Cette victoire béotienne est due en grande partie à l'utilisation inédite d'une cavalerie de réserve qui surprend et démoralise l'aile droite athénienne alors que celle-ci venait de vaincre l'aile gauche béotienne[111]. En 405, Lysandre et sa nouvelle flotte, financée par Cyrus, regagnent l'Hellespont par la ruse en attirant les navires athéniens dans une vaine poursuite. durant guerre du Pélop.) Athènes maintenant acculée et privée de ravitaillement est contrainte de traiter avec Sparte. Les Méliens, d'origine dorienne, refusent de se rendre, malgré les menaces de mort des Athéniens, en espérant l'intervention de Sparte. Peu après, Corinthe l'emporte sur Corcyre lors de la grande et confuse bataille navale de Sybota, dans laquelle 260 navires sont impliqués. Athènes, pour avoir secouru Corcyre, est accusé d'avoir violé la paix de trente ans. Le roi Agis II décide d'envahir l'Argolide pendant l'été 418. Au lieu de passer immédiatement à l'offensive, Sparte envoie donc plusieurs ambassades à Athènes, l'une d'elles lui proposant de ne pas entrer en guerre en cas de levée de l'embargo commercial contre Mégare[48]. Après une écrasante victoire de Corcyre, Corinthe, faisant partie de la ligue du Péloponnèse, prépare sa revanche. Athènes, informée de ces velléités, envoie une flotte lancer un ultimatum que Mytilène repousse tout en appelant Sparte à son aide en août 428[86]. Sthénélaïdas, un éphore, appelle quant à lui au conflit en mettant en avant les provocations athéniennes et l'honneur spartiate. -Ligue de Délos. Alors que les Corinthiens s'apprêtent à lancer un assaut décisif, l'arrivée de vingt nouvelles trières athéniennes les oblige à se retirer[37]. On peut ajouter à cela que Sparte avait, notamment avec Thèbes et Corinthe, des alliés plus puissants et plus fiables que ceux de son adversaire. Un navire est envoyé pour exécuter la sentence. Peu après, Lamachos est tué lors d'une escarmouche, son énergie allant cruellement faire défaut aux Athéniens. Après ces deux batailles, Sparte et ses alliés évitent d'affronter les Athéniens sur mer jusqu'en 413[82]. Alors que le premier plaide passionnément la cause interventionniste, Nicias veut effrayer les Athéniens en surestimant les forces siciliennes. Il obtient l'effet inverse, ne faisant que donner plus d'ampleur à l'expédition qui passe de vingt à une centaine de trières[142]. « Thucydide est un citoyen athénien, apparenté à Miltiade. La stratégie des Spartiates est donc très simple : elle consiste à envahir l'Attique et à dévaster ses terres cultivées afin de contraindre les Athéniens, par la famine ou l'humiliation ressentie, à sortir de leurs murs pour se battre en rase campagne[56]. L'affaire de Potidée : Potidée, autre colonie de Corinthe, est membre de la ligue de Délos mais maintient des relations cordiales avec sa cité fondatrice. Sparte, qui a toujours vécu dans l'isolement, se révèle incapable de gérer un empire alors que l'élite spartiate, déjà numériquement faible, diminue encore pour tomber à 1 500 individus seulement lors de la défaite contre Thèbes en 371[222]. Platées étant alliée avec Athènes et occupant une importante position stratégique, les Thébains saisissent aussitôt l'occasion[60]. Ils ne peuvent entreprendre le siège de la cité sans cavaliers et, en attendant que des renforts dans ce domaine arrivent, l'hiver passe sans qu'ils mènent d'autres actions[151]. Les deux cités s'affrontent par intermittence lors de la première guerre du Péloponnèse (460-445), qui est provoquée par le conflit entre Corinthe et Mégare, deux cités membres de la ligue du Péloponnèse[26]. Mais cette alliance est insuffisante car Thèbes, Mégare et Tégée déclinent l'invitation qui leur est faite d'y adhérer[125]. Les techniques de siège et de fortifications évoluent immédiatement après la guerre[234]. Les démocrates se réunissent atour de Thrasybule, qui a pu s'enfuir à Thèbes. Ce document a été mis à jour le 04/07/2012 Au début du conflit, les troupes de la ligue du Péloponnèse sont évaluées aux alentours de 40 000 hoplites contre 13 000 pour la ligue de Délos, auxquels il faut ajouter 12 000 Athéniens mobilisables[51]. En 427, la cité sicilienne de Léontinoi demande l'aide d'Athènes contre Syracuse. Cléon, élu stratège en 422, entreprend de reprendre la cité. Xénophon se concentre pour sa part sur les opérations militaires sans chercher à analyser les causes et les mobiles[13]. A cette occasion, le démagogue Cléon apparaît sur la scène politique et s'y impose. Se pose alors la question du sort des Mytiléniens. Par ailleurs, les oligarques reprennent provisoirement le pouvoir à Argos mais la démocratie et l'alliance athénienne sont rétablies à la fin de l'été 417[132]. La défaite athénienne, qui pouvait sembler improbable au début du conflit étant donné les ressources dont la cité disposait en comparaison de celles de Sparte, s'explique selon Thucydide par quatre raisons : l'épidémie ayant frappé Athènes, l'expédition en Sicile, la création du fort de Décélie par les Spartiates et enfin la construction d'une flotte grâce à l'or fourni par les Perses[236]. Craignant un procès, Démosthène reste à Naupacte plutôt que de rentrer à Athènes[93]. Les Spartiates posent cependant des conditions à la paix qu'Athènes juge inacceptable, probablement la dissolution de la ligue de Délos, ce qui cause l'échec de cette ambassade[74]. La situation est particulièrement dramatique pour Athènes. Peu après, Lysandre lance une attaque surprise alors que la plupart des marins athéniens sont à terre pour chercher des provisions. Les tactiques évoluent, donnant une dimension supplémentaires à la bataille à travers l'utilisation du terrain, des forces de réserve et de techniques d'enveloppement, de même que l'équipement, avec des casques et des armures d'hoplites allégés[232]. Malgré l'inconfort ressenti par la population en raison de l'afflux de réfugiés et les accusations de couardise lancées contre lui par ses adversaires politiques, le prestige de Périclès et le respect qu'il inspire persuade les Athéniens de s'en tenir à son plan[64]. Les cités faisant partie de cette ligue doivent contribuer soit en nature (bateaux et marins), soit en argent (le phoros). L'expédition en Sicile a néanmoins lieu. De son côté, Athènes fait reconstruire les Longs Murs et établit des fortifications pour protéger l'Attique en 393, puis crée une seconde confédération athénienne, aux conditions beaucoup plus souples que la ligue de Délos, en 378[223]. Sans que la paix ne soit rompue, les décisions d'Alcibiade entraînent un affrontement entre Athéniens et Spartiates à la bataille de Mantinée (418), les premiers aux côtés des Argiens, les seconds des habitants d'Epidaure. Depuis le fort de Décélie, occupé par le roi Agis II de façon permanente depuis l'été 413[164], les Spartiates organisent le blocus terrestre d'Athènes dès 412, empêchent leurs adversaires d'exploiter les mines d'argent du Laurion et se saisissent de 20 000 esclaves[165]. La ligue de Délos est donc dissoute et Athènes entre dans celle du Péloponnèse. L'historien Victor Davis Hanson estime les pertes totales, civiles et militaires, entre 70 000 et 80 000 morts[75]. Les Lacédémoniens, craignant une révolte des hilotes de la Messénie toute proche, interrompent leur invasion de l'Attique et envoient 420 hoplites qui débarquent sur l'île de Sphactérie[97].