Monique TELLO

 

     Fin des années 1970 : Monique Tello plaque la Fac de Droit pour les Beaux-Arts.
 Justement à Poitiers, Jean-Pierre Pincemin vient d’arriver pour enseigner.
Monique Tello apprend de lui la peinture, la gravure et lui transmet sa liberté du trait !          
Aujourd’hui, dans son vaste atelier le long de la Boivre à Poitiers, le tableau se fait toujours dans l’action, le mouvement, le corps penché au-dessus de la toile, dans l’énergie du geste qui trace des fouillis de lignes, qui tourbillonne autour du vide, de la forme feuille, corps, roche, chemin, comme l’eau autour de la pierre.

     « L’art affranchit l’homme. C’est fait pour vivre. Se dépasser. Ouvrir le regard sur le monde, sans pathos. Sans citation. La citation c’est de la pédagogie, pas de la création. Mon sujet, c’est la peinture », dit-elle.

     Cette abstraction expressionniste elle la partage avec d’autres femmes peintres, écrivains, poètes -de ses « amies ». Monique Tello aime les artistes à l’énergie généreuse, qui nous dépasse : « Hilma af Klint, pionnière suédoise de l’art abstrait. Joan Mitchell pour son attachement puissant à la nature, sa façon de nous emporter dans le rythme, la couleur qui poétise l’espace. Helen Frankenthaler, pour la transparence, la dilution du pigment, le corps en jeu. Eva Hesse pleine de vie, d’Eros. Judith Reigl et sa peinture qui coule comme un fleuve, ou stoppe comme un menhir. Camille Claudel qui invente sa vie. Jane Austen, Virginia Wolf, Véra Linhartova, Emily Dickinson qui défrichent et Yoko Ono qui incarne une pensée libre et universelle. Chaque fois que je vois une exposition d’elle, je laisse ou j’emporte une graine !».
D.T.

FRATELLANZA
TOUT LE SILLAGE

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